Dégénérescence maculaire et acupuncture : une femme de 87 ans parle de son expérience après des séances d’acupuncture et de massothérapie.
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Transcription de la vidéo – Dégénérescence maculaire et acupuncture
Franceline, 87 ans
Bon, premièrement, je pense de pas abandonner tout de suite.
Alice (étudiante en psychologie, intervieweuse)
Voici l’histoire d’une femme qui refuse d’abandonner, même face à une maladie grave. La détérioration rapide de sa vue n’a pas brisé son moral. Au contraire, cela l’a poussée à rechercher des méthodes de traitement alternatif. Elle continue de se battre. Sa persévérance donne des résultats impressionnants et par son exemple, elle inspire les autres à ne pas perdre espoir.
Franceline
Les médecins m’ont dit que c’était une dégénérescence maculaire, que j’avais un fluide qui s’était posé en arrière de mes yeux, qui obstruait ma rétine. La raison pourquoi je ne vois pas clair. Sauf que le fait que ce soit un fluide, c’est clair. C’est-à-dire que je ne suis pas dans le noir, je suis dans la clarté et puis je vais être dans la clarté toujours. Je ne serai jamais dans le noir. Sauf que je ne vois rien.
Michelle, en voyant que j’avais un problème de vision, m’a dit qu’elle avait une consœur qui travaillait juste dans le bureau d’à côté, spécialisée pour les problèmes de yeux. Alors, j’ai demandé à la rencontrer au plus vite. Et puis c’est comme ça que j’ai rencontré Alexandra et puis qu’elle s’est occupée de moi, puis Alexander aussi. Et ça aidait beaucoup au début.
Maintenant, ça aide à chaque fois. Mais c’est sûr qu’on voudrait revoir clair du jour au lendemain. C’est pas comme ça que ça marche, mais ça aide, ça aide. À chaque fois, j’avance un petit peu. J’ai des repères. Comme le chien, je ne le voyais pas. Maintenant, quand il est proche de moi, je le vois. Je vois jusqu’à une partie de mes meubles que je ne voyais plus. Dehors, je vois les autos blanches sur l’asphalte. Et quand il neige et que c’est blanc, je vois les autos noires, mais je ne vois plus les blanches. Fait que, ouais, c’est beaucoup ça. Je ne voyais plus ça.
Alice
Parce qu’avant, le fait d’être sursautée par les étrangers, parce que vous ne pouvez pas voir de distance plus loin… est-ce qu’avec le progrès de votre vision, vous avez moins peur de sortir de chez vous ?
Franceline
Oui, bien sûr. Oh bah oui, bien sûr, j’ai moins de peur. J’ai gagné de la sécurité, beaucoup, beaucoup. Le fait de voir les personnes arriver vers moi, ça oui. Ben, j’ai plus le choc comme j’avais. Quand j’entends marcher en arrière de moi, j’arrête et je laisse passer les gens, parce que ça me dérange d’entendre quelqu’un qui marche en arrière de moi.
Puis quand c’est quelqu’un qui vient vers moi, le fait de voir qu’une personne arrive, c’est moins effrayant que quand elle est juste là, devant toi. Oui, c’est très sécurisant. C’est plus sécurisant.
C’est plus sécurisant parce que je fonctionnais au son. Vous savez, j’entendais quelqu’un marcher, mais des fois avec les souliers, tu n’entends pas toujours. Alors oui, ça sécurise beaucoup ça. Ça m’aide. Le parc est juste à côté et au printemps, l’été, je me rends au parc tous les jours pour faire courir le chien. Et ça, ça m’aide beaucoup.
Alice
Les changements dans votre vision, comment est-ce qu’ils ont impacté le fait que vous dessinez et peinturez ?
Franceline
C’est sûr que du jour au lendemain… La peinture pour moi, surtout depuis que j’étais à ma retraite, c’était mon passe-temps favori. Je passais énormément de temps là-dessus à préparer des expositions puis à faire de la peinture. Alors du jour au lendemain, il a fallu que j’arrête de peindre. Et c’est sûr que ça a été, pour moi, presque dramatique.
Alice
Alors, pour les personnes dans la même situation que vous, il vaut mieux accepter son sort et ne jamais abandonner.
Franceline
Jamais abandonner.